Les bienfaits d'une toiture végétale

Une toiture verte offre de nombreux avantages. En plus d'être esthétique, elle permet de réaliser des économies financières et d'énergies. Ce procédé est aujourd'hui indissociable des formes de constructions durables employées dans le cadre d'une architecture moderne.

La toiture végétalisée protège la membrane étanche du toit des températures extrêmes, de la grêle et des intempéries et permet donc une durée de vie de l'étanchéité deux fois plus longue que sur une toiture classique. Grâce au substrat utilisé, le toit végétal limite aussi le risque d'incendie.

Les toits végétaux apportent un complément d'isolation thermique, (tant en été qu'en hiver), d'isolation acoustique (diminution jusqu'à 40db des bruits aériens notamment). Et ils contribuent également à l'amélioration de la qualité de l'air et de l'eau.

Les toitures végétales apportent une solution en ce qui concerne l'évacuation des eaux de pluie, en cas d'orage ou de fortes pluies (grâce au pouvoir tampon du substrat végétalisé). De même qu'elles fixent les poussières et autres pollens, filtrent les polluants atmosphériques (Co², métaux lourds...) et humidifient l'air (diminution de l'effet d'îlot thermique urbain).

En plus de l'entretien peu contraignant et du bien-être qu'elle procure, une toiture verte apporte une plus-value au bâtiment, ainsi que de nouveaux espaces, accessibles ou non, surtout en ville (création d'espaces verts afin de compenser l'intervention humaine sur la nature).

La toiture végétalisée permet d'améliorer la biodiversité en offrant un habitat à différentes espèces animales. (réintroduction de ruchers en ville par exemple).

Il est prouvé que les toitures végétales influencent positivement la qualité de vie (stress, allergie) dans les milieux urbains. On constate également une hausse de la productivité dans les écoles et les lieux de travail où sont installées des toitures écologiques.

Le saviez vous ?

Selon une étude du Ministère canadien de l'Environnement, la présence de toitures vertes sur seulement 6 % des toits des villes canadiennes ferait descendre la température d'environ 1,5 °C et ferait ainsi économiser près de 5 % des coûts de climatisation dans tous les immeubles climatisés de ces villes.